La situation des détenus militaires de l'insurrection du 8 juin 2003 s'est brusquement dégradée ces dernières heures.

En effet, après avoir subi, depuis quelques jours, des privations alimentaires, des restrictions d'hygiène et d'électricité, la plupart des prisonniers se retrouvent  affaiblis et malades; quelqu'uns d'entre eux ont perdu leurs facultés élémentaires et ne reçoivent pas les soins d'urgence.   

Ce soir déjà, deux personnes au moins sont dans état qualifié de "critique"; il s'agit du capitaine Bedde Ould Sidi (génie militaire) et du caporal Ely Ould Oumar (Etat-major national) ; ce dernier a perdu l'usage de la parole.  

A la clôture de l'enquête, certains proches collaborateurs du Colonel Ould Taya semblent avoir opté pour l'élimination "accidentelle" de certains prévenus, avant l'ouverture, d'ailleurs hypothétique du procès. La méthode avait été expérimentée, l'on s'en souvient, entre 1987 et 1989, contre les leaders nationalistes négro-africains.   

Nous attirons l'attention du public sur la fiabilité de nos sources et la gravité des risques énoncés ici.