
10 Août 2005
Au moment où le Colonel Ould Sid’Ahmed Taya, ex chef de l’Etat mauritanien se cherche une terre d’asile, aucune immunité ne s’oppose plus à l’instruction de plaintes contre sa personne, dans le cadre de la compétence universelle en matière de crimes contre l’humanité, de disparitions et de tortures.
Toutes les victimes et leurs ayant-droit, capables de se déplacer en Gambie - nouvelle terre de refuge du dictateur déchu – peuvent y réclamer des poursuites à l’encontre du susdit. Le code de procédure gambien ne s’oppose pas à de tels recours.
Les éventuels plaignants devront se munir de pièces d’identité mauritaniennes ou d’emprunt, de la liste de leurs témoins, accorder délégation à un avocat et veiller à une formulation explicite du dommage subi, par le fait personnel du Colonel Ould Taya ou d’une chaîne de commandement qui remonterait à lui.
Les avocats les plus avancés dans le domaine sont ceux des barreaux de Dakar et de Bamako, de la Fédération Internationale des Ligues de Droits de l’Homme ( FIDH ), d’Agir Ensemble pour les Droits de l’Homme ( AEDH ) et du Forum National des Droits de l’Homme, notamment Maître Brahim Ould Ebetty et l’ancien Bâtonnier Maroufa Diabira.
Les deux derniers se distinguent par une connaissance experte du dossier des tueries racistes de 1989 à 1991 ; ils suscitèrent les premières actions de justice devant les tribunaux mauritaniens, cela avant l’infâme loi d’amnistie de 1993.
Les associations, telles l’OCVIDH, l’AVOMM, l’AMDH, le Collectif des Veuves, le CRADPOCIT et SOS Esclaves détiennent, déjà, assez de matériel, sur lequel se fonderaient les procédures de réparation devant les tribunaux les moins complaisants.
A titre volontaire, Conscience et Résistance, offre une permanence d’information et d’orientation, à l’adresse : permanence@conscienceresistance.org
Les correspondants doivent décliner leurs noms, coordonnées téléphoniques et l’objet précis de leur courrier.