Considérant :

- Le coup d’Etat Militaire du 3 août 2005, son
caractère salutaire et le soulagement quasi unanime qu’il suscite ; 

- La libération des détenus d’opinion et l’amnistie totale des infractions politiques, déjà jugées ou en instruction ;


- La levée de tous les obstacles arbitraires à la liberté de mouvement des mauritaniens, dans leur propre pays;


- Les perspectives d’une transition vers la démocratie pluraliste et l’enracinement de la loi dans la société ;


- La Déclaration de Dakar, proclamée, le 14 août, par la Coalition des Forces Patriotiques et l’actualité de celle-ci ;


- Le silence des nouvelles autorités devant la permanence des pratiques esclavagiste, ainsi que le sort des réfugiés et déportés mauritaniens au Sénégal et au Mali ;


- L’absence d’un quelconque signe d’espoir ou de réparation, en faveur des citoyens négro-africains, victimes de discriminations, de persécutions et de tueries racistes sous le Pouvoir du Colonel Ould Sid’Ahmed Taya ;


- L’attitude encore réservée du Conseil Militaire pour la Justice et la Démocratie sur la place de la Mauritanie dans son environnement régional ;

Actes :

Conscience et Résistance, par délibération de son Conseil d’Evaluation, en date du 11 septembre 2005:

1/ Diffère le transfert de son siège et de ses structures dirigeantes, sur le territoire national,
tant que des mesures d’apaisement n’auront pas été annoncées, au bénéfice des communautés, toujours victimes de l’exclusion.
 

2/ Autorise les membres assermentés, excepté le Porte-Parole, à se rendre, en Mauritanie, au titre de déplacements individuels.


3/ Engage les forces politiques et la société civile
de l’intérieur, à se mobiliser, fortement, afin de faire prévaloir le droit, de tous les mauritaniens, à une égale espérance, sans quoi le changement en cours se limiterait aux habituels compromis, de circonstance, entre tribus.


4/ Réclame l’assainissement de l’appareil d’Etat et
des services de sécurité, par le licenciement définitif, des personnes, formellement reconnues, pour leur responsabilité dans l’instigation et l’exécution d’homicides et d’actes de tortures ;


5/ Encourage le Conseil Militaire pour la Justice et la Démocratie, à mériter sa dénomination, échapper au piège du déni, dépasser les peurs du lendemain et
accorder davantage de confiance aux facultés de consensus et de pardon dont notre population recèle tant de ressources.


6/ Incite les compatriotes et les amis de notre pays,
à favoriser la pleine réintégration, de la Mauritanie, dans la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et la Communauté des Etats Sahélo-Sahariens (Sin çad ) et l’ouverture d’un partenariat audacieux avec l’Union Economique et Monétaire de l’Ouest Africain (UEMOA)


7/ Confirme, enfin, l’attachement, de l’Organisation,
aux termes de la Déclaration de Dakar et la poursuite, de ses efforts, au sein de la Coalition des Forces Patriotiques.

Le Secrétaire National à la Communication
Saint Louis, USA, le 11 septembre 2005