Après les sanctions collectives consécutives au 8 juin 2003, telles l’emprisonnement des frères du Capitaine Ahmed Salem Ould Kabach toujours recherché, l’arrestation pendant plusieurs semaines de l’épouse du Commandant Saleh Ould Hanana ( avec un nourrisson privé d’allaitement ), de ses frères et d’autres proches, après la disgrâce de fonctionnaires et d’officiers originaires de l’Est mauritanien, après le dévaluation administrative de fille et fils d’opposants, membres du Directoire de campagne du Président Ould Haïdalla, la justice privée, emprunte un biais jusqu’ici inédit au sein de l’armée nationale.
Le nouveau délit de parenté, en violation de toutes les dispositions statutaires-théoriquement en vigueur-touche un élève Officier pilote, lequel venait d’achever sa formation fondamentale aux USA. Le motif officieux de sa mise au ban est son appartenance tribale et régionale : il s’agit de l’EOA ( élève officier d’active ) Ebbe Ould Mahfoudh Ould Sidi Mohamed ; son père, le Capitaine Mahfoudh Ould Sidi Mohamed cumule les torts d’être né Oulad Nacer et toujours détenu dans le cadre de l’enquête sur l’insurrection militaire du 8 juin 2003.
Le requérant, qui semble se tromper de pays en toute bonne foi, a introduit un recours, pour excès de pouvoir, devant les tribunaux dont on sait, par ailleurs, la faillite retentissante.
Le pouvoir joue avec le feu et les mauritaniens mettent encore du temps à comprendre qu’ils sont confrontés à une Voyoucratie finissante certes mais encore vivace, qu’il importe – il n’y a d’autre choix – de décapiter, radicalement, c'est à dire sans risque d'échec.
Ils finiront par s'y résoudre, à l'instar des autres peuples en butte au despotisme; c'est une question de temps et de seuil critique dans le désespoir. Et comme toujours ailleurs, le salut ne commencera que grâce à la détermination entêtée d'un groupe minoritaire.