Les grévistes de la faim, détenus à Ouad Naga, dont la plupart vivent sous perfusion depuis quelques semaines, devraient suspendre leur mouvement, devant l’indifférence des autorités.  

Les troubles antérieures de certains d’entre eux auraient atteint un stade irréversible ; d’autres pourraient perdre la vue et l’usage de facultés motrices.  

Face à une telle dégradation - dont le Pouvoir semble souhaiter l’issue fatale - les familles des prisonniers, des notables, des personnalités de la société civile et des partis d’opposition multiplient les tentatives afin obtenir l’arrêt immédiat de la grève. « Pour l’avenir, ils doivent rester en vie  », entent-on, de plus en plus, dans ces milieux.  

Il importe de rappeler que les 30 détenus civils et militaires de Ouad Naga protestent contre la torture, l’isolement, l’absence de soins médicaux et les mauvais traitements.  

La signature récente d’une convention de coopération entre la Mauritanie et le CICR, n’a, jusqu’ici, entraîné aucune amélioration de l’univers carcéral, dans ce pays, ni même suscité un début d’enquête sur le sort des détenus politiques, les plus vulnérables, parmi tous.