A la lecture des dépêches suivantes de l’AMI, il s’avère que plusieurs citations et interprétions ont été indûment attribués à des hôtes et partenaires extérieurs, au titre d’un parti pris dans le contexte de la crise politique que traverse le régime mauritanien.  

Ces manipulations de propos ont concerné le Ministre Espagnol des Affaires Etrangères ; après vérification, il s’avère que les termes de l’AMI  sont tronqués et ne constituent, en aucune manière, la transcription de sa déclaration ; la phrase litigieuse apparaît nettement dans le texte : « Il (…) veut, à travers cette visite, transmettre au Président de la République, à son gouvernement et au peuple mauritanien son soutien total, politique, institutionnel, sécuritaire, économique et financier pour le bien-être et la solidarité entre les deux peuples. » 

Plus loin, dans une autre dépêche, l’AMI récidive ainsi, à l’endroit du Président Jacques Chirac : «Le Président de la République, Monsieur Maaouya Ould Sid'Ahmed Taya a reçu cet après-midi un appel téléphonique du Président de la République Française, Monsieur Jacques Chirac qui a exprimé l'intérêt que la France porte à la sécurité et à la stabilité de la Mauritanie.» 

Là, encore, recoupements faits, les termes de l’AMI relèvent du commentaire.  

Ces procédés, déshonnêtes et relativement inédits dans l’actualité pourtant chaotique de notre diplomatie, traduisent l’acharnement désespéré du Pouvoir à combler le vide dû au scepticisme des partenaires devant la fréquence des annonces de complots dans notre pays.  

Jusqu’à ce jour, aucun Etat, pas même la Gambie, n’a exprimé de soutien au Colonel Ould Sid’Ahmed Taya, dans ses accusations contre le Libye et le Burkina Faso.  

Lisez aux liens suivants :

 

http://www.ami.mr/fr/Archives2004/10/21/7.htm

http://www.ami.mr/fr/Archives2004/10/21/8.htm

http://www.ami.mr/fr/Archives2004/10/21/11.htm