
Le jeudi 17 février 2005, le Porte-Parole du Gouvernement mauritanien, Monsieur Hamoud Ould Abdi, déclare que le pouvoir mauritanien n’est pas disposé au dialogue avec « une partie de l'opposition "qui ne respecte pas les principes démocratiques, la constitution et le verdict des urnes ».
Au moins, l’équivoque est levée ; voici la signification du propos, à l’adresse de tous les contestataires : « si vous entendez vous concerter avec nous, commencez par reconnaître notre légitimité, nos élections – surtout la dernière - notre politique de censure, notre impunité, ensuite, seulement, nous pourrions discuter avec vous ; critiquez notre gestion si vous le désirez mais ne touchez pas à l’essentiel ; faites vos concession d’abord, nous verrons la suite».
Les forces démocratiques de Mauritanie se retrouvent, enfin, confrontées à l’impasse de toute transition négociée avec le système de domination ; ce dernier n’a pas d’autre choix, pour durer, que d’obtenir la reconnaissance préalable de ses adversaires ; sitôt celle-ci obtenue, rien ne l’obligera, alors, à satisfaire les attentes de changement. L’on imagine qui perd au jeu.
Maintenant, le moment de vérité s’impose : les partis reconnus, ou candidats à ce statut, devront trancher le dilemme.