Le jeudi 14 octobre 2004, Monsieur Mohamed Ague Ahmed Dico, un citoyen nigérien, d’origine Touareg, bijoutier à M’Bour (Sénégal), se rendait pour affaires à Nouakchott ; il effectuait ce voyage depuis quelques années déjà, dans le cadre de son travail.
Juste avant de franchir la frontière, il appelle, à 13 heures environ, son ami Oumar Ague Mohamed, pour l’avertir de son passage ; il convient, avec ce dernier, de le joindre par téléphone à 16 heures, horaire probable de la traversée du Fleuve Sénégal. En début de soirée, Oumar Ague Mohamed n’avait toujours pas été rappelé par Mohamed Ague Dico.
Celui-ci est arrêté par les services de sûreté mauritanienne aux frontières puis, après quelques jours d’interrogatoires et de tortures, laissée pour mort au poste de police de Rosso. Les agents ont demandé à un Touareg, dénommé Touré, de récupérer le «cadavre». Selon ses proches, Mohamed Ague Dico a subi des sévices insupportables, car soupçonné d’opposition au régime, dans un climat de crise majeure dans le pays. Découvrant qu’il était encore en vie, les policiers et le Touareg ont porté le corps de Mohamed à l’hôpital de Rosso Mauritanie.
A été découverte, sur la victime, sa carte professionnelle avec le téléphone de Oumar Ague Mohamed ; celui-ci, alerté aussitôt ; il est arrivé à l’hôpital de Rosso où il s’est heurté aux policiers mauritaniens, qui ont refusé d’envoyer Mohamed Ague Ahmed Dico à l’hôpital de Nouakchott. Les témoins précisent qu’aucun bijou ni argent n’a été volé à la victime.
Oumar a donc conduit Mohamed, dans le coma, à l’hôpital de Saint-Louis (Sénégal) où les Touaregs se relayent, depuis, pour le veiller. Près de lui, se trouve actuellement Ibrahim dont voici le numéro de téléphone, à l’adresse de la presse et des ONG de défense des droits de l’Homme : 00 221 630 68 16.