Comme prévu par CR, dans une dépêche précédente, en date du 30/9/2004  le régime de Nouakchott vient de nier la visite «secrète» de l’opposant burkinabé Herman Yeameogo, sur demande de ce dernier. Elle portait le titre «Hermman Yaméogo  implore le secours de Nouakchott ».  

Selon l’AFP, le Ministre chargé de la Communication et des relations avec le Parlement, Hamoud Ould Abdi, nie que Monsieur Yameogo ait été reçu par le Colonel Ould Taya ou qu’il ait même fait le déplacement en Mauritanie.  

Il faut rappeler que le pouvoir mauritanien fait recours aux mesures traditionnelles employées par les dictatures africaines, pour nuire à ses adversaires ; le Colonel Ould Taya cherche activement à nouer des rapports d’alliance objective avec une frange de l’opposition burkinabée.  

Ceci intervient après l’arrestation de deux leaders du mouvement de l’opposition armée, en plein territoire mauritanien, après des semaines d’affirmation controversées sur leur présence au Burkina Faso et en Libye. 

 

M. Ould Taya "n'a jamais reçu l'opposant burkinabè Herman Yaméogo"

 NOUAKCHOTT, 20 oct (AFP)

- Le président mauritanien Maaouiya Ould Taya n'a jamais rencontré l'opposant burkinabè Herman Yaméogo, accusé par le pouvoir burkinabè d'avoir "livré" des informations sur lesquelles se base Nouakchott pour accuser le Burkina de déstabilisation, a déclaré mercredi le ministre mauritanien de la Communication. 

"C'est un problème qui ne nous concerne pas mais nous pouvons affirmer que cet opposant (Herman Yaméogo) n'a jamais été en Mauritanie et n'a jamais été reçu par le président Ould Taya", a indiqué le ministre mauritanien de la Communication et porte-parole du gouvernement, Hamoud Ould Abdi, lors d'une conférence de presse.  

"Il s'agit donc d'un problème interne au Burkina Faso et il ne concerne que ce pays", a ajouté M. Ould Abdi. 

Le ministre burkinabè de la Sécurité, Djibrill Bassolé, avait affirmé en septembre dernier que son pays était victime d'une "machination" dont les

auteurs "bénéficient du concours d'illustres Burkinabè", dont Me Hermann Yaméogo, "qui sillonnent certaines capitales pour vendre des informations sur de prétendus camps d'entraînements de putschistes étrangers" basés au Burkina. 

Il avait en outre indiqué que Me Yaméogo avait effectué une visite à "Nouakchott où il avait été reçu le mercredi 22 septembre à la présidence". 

"Je ne me suis pas rendu en Mauritanie", avait répondu Me Yaméogo, farouche opposant du président Blaise Compaoré. 

Le 15 octobre, Maaouiya Ould Taya a accusé la Libye et le Burkina Faso d'être impliqués dans une série de tentatives de putsch contre son régime. 

Le 26 août dernier, les autorités mauritaniennes avaient déjà dénoncé ces deux pays pour avoir soutenu les auteurs de la tentative présumée de putsch du 9 août. 

La Libye et le Burkina Faso continuent à démentir vigoureusement ces accusations.