
7 Août 2005
Le Comité Militaire pour la Justice et la Démocratie vient d’annoncer des mesures de transition, dont il faut bien considérer le caractère audacieux et novateur. Le début de réalisation de ces engagements constituerait une véritable rupture d’avec une solide tradition d’autoritarisme et de fraude.
La libération des détenus politiques conforte la crédibilité du renouveau en cours.
De telles perspectives méritent un encouragement explicite et sans complexe, que soutiendra une vigilance de tous les instants.
Cependant, le maintien, dans l’appareil d’Etat, des tortionnaires et des symboles de l’arbitraire, jetterait le discrédit sur les promesses et la volonté de leur conversion en actes.
Aussi, est-il urgent que les média d’Etat entament, rapidement, une enquête télévisuelle sur les lieux de torture, les victimes et les traces récentes de tels abus, sans quoi les témoignages les plus probants se dissoudraient dans la dissimulation et l’oubli festif.
Conscience et Résistance presse les nouveau pouvoir de dépasser certaines frilosités et hésitations et d’assumer, pleinement, la nécessité du moment, par la levée, inconditionnelle, des mesures de répression contre tous les prisonniers réformistes musulmans et les Cavaliers du Changement. Quel qu’en soit le coût – respectivement auprès des Etats-Unis d’Amérique et de certains membres du Comité militaire – ces deux conditions déterminent la réussite du retour à la paix et à la concorde civile.
Liens connexes : Fin de règne