
Alors que les détenus de Ouad Naga sont en grève de la faim sans échéance, depuis le jeudi 17 mars 2005, les autorités empêchent, désormais, leur approvisionnement, par les familles, en aliments liquides.
Le mouvement, déclenché à la suite de fouilles accompagnées de tortures – dont des sévices physiques – a entraîné le rassemblement des parents, en plein air, à l’entrée de la garnison ; cette occupation du terrain, par des femmes et des enfants, se poursuit, depuis le 21 mars.
Des parloirs téléphoniques ayant été aménagés, avec box individuels, les prisonniers, leurs avocats et proches, refusent de faire usage de ce moyen, qu’ils estiment aliénant.
Les personnes, qui se trouvent toujours aux portes de la garnison, ont besoin d’eau, de nourriture et de surveillance médicale. Leur situation, selon Maître Brahim Ould Ebetty, autorise toutes les inquiétudes.
Nous demandons, à l’ensemble des mauritanien, encore capables de solidarité, de soutenir, en nombre et grand jour, les familles en lutte devant l’entrée de Ouad Naga. Leur rendre visite et apporter concours matériel constitueraient la plus éclatante manifestation de l’honneur, à une époque où une telle qualité se raréfie sous le ciel de notre pays.
Cet appel est pressant et sa cause plus que légitime.