
Depuis hier 28 janvier 2005, des tracts d’un genre particulier circulent à Nouakchott ; signés au nom d’hypothétiques compatriotes, ressortissants de la Vallée du Fleuve Sénégal, ils appellent les autorités à appliquer la plus grande rigueur envers les détenus de Ouad Naga, afin de rétablir l’égalité de traitement, entre les ethnies. Le texte met en garde le Pouvoir contre le risque de céder à la tentation du « deux poids deux mesures », après avoir exécuté, pour des intentions similaires mais jamais suivies d’actes, les auteurs négro-africains, de putschs réels ou présumés, entre 1987 et 1991.
L’opinion la plus répandue, à Nouakchott, attribue ces publications aux services de sécurité mauritaniens, soucieux de provoquer, dans une partie de la population, un appel à la peine de mort, lequel légitimerait l’application de celle-ci.